Les très riches heures de l'année du centenaire

Grâce à l'équipe de rédaction de "L'Est Agricole et Viticole" et à Jean-Luc Brachet, responsable de la communication interne du Crédit Mutuel Centre Est Europe et habitant de Schiltigheim, nous retraçons les très riches heures de l'année du centenaire.


L'assemblée générale placée sous le signe du papillon et de l'éléphant.




L'année du centenaire de la Caisse de Crédit Mutuel de Schiltigheim fut tout, sauf banale. Elle décida de faire de ce grand anniversaire une occasion exceptionnelle de communiquer avec l'ensemble de ses sociétaires. Une dizaine de manifestations — pour tous les goûts et toutes les couleurs — ont marqué de façon indélébile cette année du centenaire dont, bien sûr, l'assemblée générale, tenue dans la soirée du mardi 25 avril 2000 avec Etienne Pflimlin comme invité d'honneur.
Habituellement, la Caisse de Schiltigheim tient son assemblée dans la salle des fêtes de la commune. Mais, pour accueillir tous les invités de la centième assemblée générale, elle a dû réserver la grande salle Erasme du Palais de la Musique et des Congrès (PMC) de Strasbourg, remplie pour la circonstance jusqu'à la dernière place. Au PMC de Strasbourg, les Schilikois ne se sentent pas totalement étrangers. Président du conseil d'administration, maire conseiller général de la deuxième ville du Bas-Rhin, Alfred Muller n'a pas manqué de rappeler que le terrain sur lequel cet équipement a été construit a jadis appartenu à Schiltigheim. Ce n'était que le premier clin d'œil d'une soirée qui en comporterait beaucoup…

En faisaient également partie les deux mascottes que la Caisse dirigée par Sébastien Lutz s'est choisi pour accompagner son centenaire, le papillon et l'éléphant. Le papillon dont le vol léger, gracile et coloré symbolise l'éternel printemps de la vie en même temps que ses mutations ; l'éléphant dont on connaît la légendaire robustesse et longévité, mais aussi l'intelligence, la mémoire et le sens de la solidarité. Est-ce pour ces raisons qu'Etienne Pflimlin affectionne les pachydermes ? On aura appris en tout cas au centenaire de Schiltigheim qu'il en possède une collection d'environ 150 dans son appartement strasbourgeois…

Ouvert aux "Quatre-Vents" : L'assemblée générale du centenaire a dressé le constat des nombreux changements intervenus en 1999. Et d'abord la fusion entre les Caisses de Schiltigheim Centre et Le Marais pour former le Crédit Mutuel Schiltigheim, qui compte plus de 6000 clients ; puis l'acquisition de l'ancien restaurant "A l'Ange" pour améliorer les conditions d'accueil de la clientèle du carrefour le plus stratégique de Schiltigheim ; enfin, le projet de s'implanter dans la nouvelle zone de l'Espace européen de l'entreprise pour accompagner le développement de la ville au cœur d'un bassin d'emploi qui, à terme, accueillera 6000 salariés.

Capitaux gérés, le deuxième milliard de francs en vue : Dans sa nouvelle dimension résultant de la fusion, le Crédit Mutuel Schiltigheim gère un flux de capitaux proche de deux milliards de Francs, ce cap devant être symboliquement franchi l'année même du centenaire. En attendant, la collecte totale dépasse 1,3 milliard de Francs et les crédits 582 millions de francs. L'activité a été une nouvelle fois très soutenue en 1999 à l'instar des années précédentes.

Ainsi, au cours des trois dernières années, a rappelé le directeur, Sébastien Lutz, les capitaux gérés ont progressé de 21,5 %, le nombre d'assurés de 26,7 % pour atteindre 8500, et le nombre de contrats de 32,3 % pour porter le portefeuille total à près de 17000. Au terme de l'exercice, les fonds propres de la Caisse s'élèvent à 169 millions de Francs. L'excédent ressort à plus de quatre millions de Francs que l'assemblée a affecté pour moitié à la rémunération des parts B et pour moitié aux réserves statutaires. Auparavant, le président du conseil de surveillance, Gérard Lindenmann, avait donné toutes les assurances à l'assemblée quant à la sincérité des comptes et du bilan, et rendu hommage à l'action des élus des deux conseils, de la direction ainsi que de l'ensemble du personnel.

Pour l'assemblée de son centenaire, Schiltigheim a bien sûr voulu dépasser les aspects statutaires. Pierre-Yves Callizot qui en assurait l'animation a recueilli avec son équipe de l'URP des témoignages émouvants comme celui de Sophie Hahn. Egalement centenaire, celle qui fut institutrice à Schiltigheim pendant 43 ans et qui a formé des générations d'hommes et de femmes dont beaucoup étaient dans la salle, jette un regard tendre et moqueur, rarement révolté, sur le siècle que nous venons de vivre. Avec Eugène Heiwy, l'assemblée a revécu quelques-uns des temps forts du formidable développement de Schiltigheim avec ses heures de gloire notamment liées à l'activité brassicole et les heures plus sombres des deux conflits mondiaux, et enfin avec Eugène Wendling pour les aspects Crédit Mutuel.

Beaucoup des images projetées font mémoire de la vie schilikoise en prenant place dans le livre du centenaire, au terme de cinq années d'un patient travail de recherches mené par les élus avec Joseph Ehrhard, Pierre Georges et Christian Lamic.

Le mutualisme est de son temps et de tous les temps : Une table ronde avec les trois derniers directeurs - René Diemer, Gérard Kleinklaus et Sébastien Lutz - et le président du conseil d'administration, Alfred Muller, a ensuite mis en lumière le cheminement parallèle de la Caisse dont la finalité, hier comme aujourd'hui, est encore et toujours d'accompagner la clientèle dans l'ensemble de ses besoins. Comme les styles de vie, les mentalités ou encore l'architecture, ils n'ont cessé d'évoluer, justifiant toutes les adaptations afin de pérenniser l'activité de la Caisse. Pour Etienne Pflimlin, elles prouvent que l'ambition des fondateurs s'est réalisée — "peut-être même au-delà de leurs espérances. La continuité est assurée puisque vous êtes là, vous qui êtes les propriétaires de la Caisse en même temps que ses clients", explication pour les liens très étroits qui unissent les sociétaires au Crédit Mutuel. L'élément fédérateur, juge le président du Crédit Mutuel, est le mutualisme qui est "de son temps et de tous les temps autour des valeurs de liberté, de solidarité, de responsabilité, de démocratie".

Avant la réception qui a clôturé la fête, la Caisse centenaire a associé dans un même hommage des sociétaires, des élus et des salariés, le triptyque qui constitue son solide fondement. La médaille d'honneur du Crédit Mutuel en argent a été attribuée au président du conseil d'administration, Alfred Muller, à deux administrateurs Charles Schaeffer et Robert Siedel ainsi qu'à un conseiller, Vianney Laugel ; celle en bronze a récompensé les mérites du président du conseil de surveillance, Gérard Lindenmann et d'un de ses collègues, Roger Kalb ; un cadeau a été remis aux sociétaires qui comptent 50 années de fidèle présence, Suzanne Raul, Albert Herrmann, Ernest Loessi, André Maulbecker, Eugène Wendling et Charles Winstel. Enfin, la médaille d'honneur du travail en or a été remise à Alfred Roth pour 38 années de bons et loyaux services et celle en argent pour 20 années à Philippe Bohn, Marc Rèbre et Jean-Pierre Roos.

Etienne Pflimlin — qui a une mémoire d'éléphant — s'est souvenu qu'il avait déjà présidé le 90e anniversaire de la Caisse. Il a donc donné rendez-vous pour le 110e anniversaire sur la route bien balisée du second centenaire de la Caisse de Schiltigheim.

Les festivités du centenaire.


Les manifestations organisées par la Caisse en cette année anniversaire auront touché quelque 4000 personnes. Faisons un retour sur quelques-unes des très riches heures de ce centenaire.

Tout d'abord, il faut préciser qu'en travaillant sur le projet de création d'événements pour marquer l'année de son centenaire tout au long de 2000, le Crédit Mutuel Schiltigheim visait deux objectifs majeurs : proposer des manifestations pour tous les goûts de manière à intéresser le plus grand nombre, impliquer au maximum les associations schilikoises pour leur permettre de se développer en élargissant leur public. Il y en a eu pour tous les goûts. Et les associations, heureuses de l'aubaine, ont joué à fond le jeu du partenariat.

Le trio gagnant : La Caisse présidée par Alfred Muller et dirigée par Sébastien Lutz s'était donné les moyens de ses ambitions. Elle a réservé un budget plus important qu'à l'ordinaire pour marquer une année peu ordinaire, celle du centenaire de sa création.

Conjuguer les efforts de la Caisse et des associations pour aller à la rencontre de l'intérêt des sociétaires : à l'heure d'un premier bilan, le trio Caisse-associations-sociétaires s'est révélé gagnant.

Une ligne "Spécial Centenaire" : Ouverte pour la réservation des places aux différentes manifestations a prouvé son utilité. Certaines d'entre elles étaient totalement "bookées" jusqu'à deux semaines avant le jour J - au point de devoir les aiguiller vers d'autres manifestations. Mais à quelque chose, malheur est toujours bon : la Caisse cerne mieux les attentes du public et pourra donc mieux cibler ses actions à l'avenir.

Culture, sports, loisirs, la Caisse a volontairement joué sur tous les registres pour toucher le maximum de monde. En feuilletant à rebours le calendrier du centenaire, il est facile de s'en convaincre. Le samedi 4 mars, l'église Sainte-Famille de Schiltigheim était pleine pour le concert du Chœur des Jeunes d'Alsace avec la chorale Sainte-Cécile de la paroisse. Le dimanche 12 mars, le ballon rond était roi mais dans une version peu banale puisqu'il s'agissait des féminines du Sporting Club. Le jeudi 23 mars, c'est le Théâtre alsacien de Schiltigheim qui a occupé la scène en régalant le public de l'arrivée de "Unseri ney Magd".

Le 25 avril, l'assemblée générale de la Caisse a constitué un temps fort de l'année du centenaire. Foot et vélo étaient réunis le samedi 20 mai. Le Challenge de la Progression Laurent Wolff a été remis aux quatre lauréats de l'année 1999 qui, fait exceptionnel, sont tous sociétaires du Vélo-Club 1888 Schiltigheim : Mirabelle Adé, Pierre Marcot, Amélie Tordo et Julien Langeneckert. Le lendemain, dimanche 21 mai, de nombreux participants se sont retrouvés à la marche populaire au profit des "Amis des Enfants du Monde".

Le dimanche 18 juin était réservé à la pêche à la truite en partenariat avec l'APP de Schiltigheim.

Autre manifestation qui a réjoui les amateurs, la Journée musicale avec l'Harmonie Schiltigheim, l'Harmonie Liberté et l'Orchestre des jeunes guitaristes et mandolinistes de Schiltigheim. Ce fut une initiative sous le signe des premières : pour la première fois à Schiltigheim, les deux harmonies, Schiltigheim et Liberté, se sont produites ensemble ; le grand orchestre Roger Halm jouait aussi pour la première fois dans la cité des brasseurs. La preuve est ainsi faite que le Crédit Mutuel sait fédérer les énergies pour ouvrir des perspectives nouvelles et communes à des groupes qui cheminaient jusque-là de façon solitaire.

Après une nouvelle soirée dédiée au théâtre alsacien en octobre et du foot en novembre, la Caisse et la paroisse protestante ont convié au concert de l'avent, le dimanche 3 décembre, donné par l'Ensemble instrumental et vocal du centre rhénan de formation musicale.

Le livre de "La Cité des Brasseurs d'Alsace" : Ultime manifestation d'une année décidément très riche, le livre du centenaire retraçant l'histoire de "La Cité des Brasseurs d'Alsace", officiellement présenté à la Maison des Sociétés, square du Château. Cet ouvrage dont la promotion a été systématiquement assurée à toutes les manifestations. Cet ouvrage qui a sa place chez chaque Schilikois et dans la "diaspora" schilikoise.

Inauguration de l'agence Centre du Crédit Mutuel Schiltigheim.

Dans la soirée du mercredi 4 octobre 2000, le Crédit Mutuel Schiltigheim a vécu un autre temps fort : l'inauguration des nouveaux locaux de l'agence Centre, aménagés dans l'ancien restaurant "A l'Ange", et situés au 45, route de Bischwiller, au carrefour des Quatre-Vents, en plein cœur de la commune. Cette inauguration a permis de vérifier qu'on peut être centenaire et d'une grande jeunesse en matière d'innovations et de services à la clientèle.

Fondée le 5 août 1900, l'occasion était belle pour la Caisse de Crédit Mutuel Schiltigheim de marquer de son empreinte l'an 2000, année charnière entre deux siècles - et qui plus est deux millénaires. Créer l'événement, telle était la volonté des responsables de la Caisse, Alfred Muller, président du conseil d'administration et maire de Schiltigheim, Gérard Lindenmann, président du conseil de surveillance et Sébastien Lutz, directeur.

Présidée par Jean Decker, directeur général de la Fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe, la cérémonie d'inauguration a drainé un nombre impressionnant d'invités au cœur de la cité brassicole. Elle a débuté par une aubade de la batterie fanfare des sapeurs-pompiers de Schiltigheim. Puis Jean Decker s'est armé de ciseaux pour couper le ruban tricolore. Un geste hautement symbolique, qui a été suivi du dévoilement d'une plaque commémorative rendant hommage aux fondateurs de la Caisse. Jean Decker a ensuite été invité à visiter les nouveaux locaux, sous la conduite de Sébastien Lutz, qui a mis en avant les éléments innovants de cette réalisation. Les nombreux invités ont suivi le mouvement.

Dans un esprit de transparence : La deuxième partie de la cérémonie s'est déroulée au gymnase des Malteries. Détail insolite, les orateurs ont prononcé leurs discours sur fond de match de basket.

Pour le président Alfred Muller, cette inauguration est un événement fort et porteur d'avenir. "Ancrée au centre même de l'axe historique de la ville, la nouvelle agence marque, par les choix architecturaux qui ont été faits, la capacité renouvelée de notre Caisse à préparer l'avenir sous le signe de l'innovation et du souci du service rendu." Il émane de cette réalisation un esprit de transparence, de clarté et d'ouverture.

"La sécurité des clients et des salariés était pour nous la priorité des priorités", a souligné Alfred Muller. Cette volonté est particulièrement bien traduite par l'espace libre service. Il s'agit d'un véritable pôle multimédia où le client peut effectuer toutes les opérations bancaires, mais aussi suivre les cours de la Bourse en direct, accéder à interne! par Cybermut, etc.

"Au cœur de la ville, au cœur de la vie, le Crédit Mutuel Schiltigheim est un vecteur d'initiatives. Il a pour ambition défaire découvrir de nouveaux horizons à ses clients. " Et pas seulement dans le domaine des nouvelles technologies. Ainsi, l'agence Schiltigheim Centre accueille des toiles de la "collection privée" de Flore Sigrist, une jeune artiste-peintre alsacienne. Alfred Muller a insisté sur la puissance et l'originalité de cette œuvre qui a déjà attiré la critique internationale. "]e suis heureux que notre Caisse joue un rôle nouveau de convivialité et de culture." Deux mots qui constituent le fil conducteur des festivités de cette année jubilaire.

Le président a félicité Philippe Godin, de la société Mosaïques, maître d'œuvre de ce projet, ainsi que toutes les entreprises, pour la qualité du travail effectué. Il a également remercié le bureau d'étude du Crédit Mutuel qui - c'est une première - a assumé la maîtrise d'ouvrage déléguée, "véritable trait d'union entre le directeur de la Caisse et le maître d'œuvre".

Il a également associé à cette réussite les membres des conseils d'administration et de surveillance - "ils ont su prendre les bonnes décisions au bon moment" -, ainsi que les membres du personnel qui ont dû assurer le déménagement depuis le siège de la Caisse, situé à quelques mètres de là. Dans une communion parfaite, le curé Jean-Marie Trug et le pasteur Jean-Jacques Ledermann ont rappelé le rôle fondamental joué par le clergé dans la création des Caisses de Crédit Mutuel. Grâce à l'idéal humaniste et chrétien qui animait les fondateurs du Crédit Mutuel, les habitants des villes et des campagnes ont réussi à sortir des griffes de l'usure et à vivre de leur travail en hommes libres. Et pour inciter à la méditation, ils ont puisé dans l'Ancien Testament, psaume 127 : "Si le Seigneur ne bâtit la maison, ses bâtisseurs travaillent pour rien. Si le Seigneur ne garde la ville, la garde veille pour rien. "

"Nous sommes très fiers du résultat", a déclaré le maître d'œuvre, Philippe Godin. L'agence Centre présente des particularités intéressantes. Elle traite de façon dynamique les espaces d'accueil des clients. Elle privilégie les nouvelles technologies tout en offrant des bureaux généreux et fonctionnels, elle donne une impression de transparence, en phase avec l'image véhiculée par le Crédit Mutuel. S'adressant à Sébastien Lutz et à Alfred Muller, Philippe Godin a déclaré : "Vous avez placé la barre très haut, ce qui nous a permis de nous surpasser. "

La société Mosaïques a profité de cette cérémonie pour remettre un chèque de 10000 Francs au "Chaînon Manquant", une association qui œuvre pour que les enfants handicapés puissent prendre le chemin de l'école. Ce chèque, la responsable de l'association l'a reçu avec une grande joie, ravie du soutien apporté à cette cause difficile.

C'est à Jean Decker, directeur général du Crédit Mutuel Centre Est Europe, qu'il appartenait de clôturer cette cérémonie. Les valeurs humanistes qui constituent le fondement du Crédit Mutuel ont été évoquées à maintes reprises au cours de cette soirée, a-t-il relevé avec satisfaction. "Normal, lorsqu'on s'installe dans les locaux habités pendant de nombreuses années par un ange. "

Cette réalisation concilie la banque de proximité et les nouveaux moyens de communication. Elle fournit une preuve évidente que le Crédit Mutuel propose des produits et des services performants, que la banque directe n'est pas capable d'égaler. "Le Crédit Mutuel a su offrir le meilleur service au moindre coût, enclencher une démarche qualité qui se concrétise par le professionnalisme de l'accueil." L'accueil des professionnels n'est pas négligé pour autant : des horaires d'accueil très souples, des produits de pointe ont été prévus à leur intention.

Il convient de ne pas opposer les nouveaux moyens de communication, comme Internet, avec le téléphone, qui continuera à jouer un rôle capital. "D'ailleurs, grâce à Cybermut, vous pouvez directement avoir une communication téléphonique par Internet. "

En Alsace, le Crédit Mutuel représente 650 points d'accueil, 3000 salariés, 5000 élus. Des salariés et des élus qui se forment en permanence aux nouvelles technologies. "Nous avons recruté 250 personnes, cette année", a souligné Jean Decker. "Le Crédit Mutuel se développe par les hommes, élus et salariés, les locaux, les outils, les services. Nous entendons poursuivre dans ce développement et cette qualité d'accueil. "

Et comme un centenaire mérite bien un cadeau, Jean Decker a offert au président Alfred Muller, au nom des organismes fédéraux, une aquarelle d'une artiste locale, Andrée Schaupp, représentant trois vues de Schiltigheim, le Cheval Blanc, l'Aar et la Maison des sociétés.

Ouvert sur le monde extérieur : Dès le pas de la porte, on est frappé par la transparence qui règne dans cette nouvelle agence. De grandes baies, et même des façades vitrées, confèrent une impression de clarté et d'ouverture. Une ouverture vers le monde extérieur. "On a l'impression de participer à la vie de la cité", explique un salarié. Même impression pour les passants, qui peuvent en toute liberté suivre l'évolution de l'activité de la Caisse.

"Cette transparence est exigeante", souligne Sébastien Lutz. Il faut veiller à ce que les six postes d'accueil des clients au rez-de-chaussée soient occupés en permanence. Ceci n'est possible que grâce à la polyvalence et à la mobilité du personnel, qui se compose de douze salariés dans cette agence.

Une importance particulière a été accordée à la sécurité. Le client pénètre dans la banque par un sas asservi, où sont situés tous les automates. Après avoir effectué ses opérations, il devra emprunter un deuxième sas asservi pour sortir de la banque et devra obligatoirement passer devant l'espace multimédia. Ceci pendant les heures d'ouverture. Car, en dehors de ces horaires, une porte coulissante sépare l'espace libre-service. Mais une porte spécialement aménagée permet aux chargés de clientèle de recevoir leurs clients après 18 heures.

L'espace multimédia est particulièrement innovant. On y trouve les cours de la Bourse en direct avec TV Bloomberg, Canal CM, TV Bancassurance par Canal Sat, mais aussi Cybermut, Domibanque, Domitel et Constatel, et même le téléphone portable avec Wap. "Nous sommes une des rares Caisses ayant réuni dans un même espace l'ensemble des moyens dont dispose un client pour joindre sa banque depuis son domicile", indique Sébastien Lutz.

Autre nouveauté : une personne est dédiée à cet espace pour expliquer aux clients comment utiliser ces nouvelles technologies et accéder aux services qu'elles proposent. "Nous avons pu dégager ce poste en réorganisant te fonctionnement de la Caisse : les chéquiers sont envoyés à domicile et les cartes bancaires sont retirées au guichet", précise Sébastien Lutz.

Avec Flore Sigrist, l'art entre dans la banque : Si jeune et si talentueuse. Du haut de ses quinze ans, l'artiste peintre Flore Sigrist a déjà conquis une renommée internationale. Des critiques élogieuses accompagnent toutes ses expositions, que ce soit à Paris, Strasbourg ou Londres. Nul doute qu'il en sera de même à Tokyo, où ses œuvres seront visibles prochainement.

Les clients du Crédit Mutuel Schiltigheim sont particulièrement chanceux. Ils peuvent, sans franchir la porte d'une galerie d'art, découvrir, admirer, effleurer les toiles de Flore Sigrist.

Petites ou grandes, elles dégagent toutes un magnétisme extraordinaire, qui ne pouvait laisser indifférents les invités de la cérémonie inaugurale.

Fraîches - de cette fraîcheur qui est l'apanage de la jeunesse - et chaleureuses à la fois, elles ont suscité des commentaires enthousiastes, et même des envies d'en acheter. Ce qui, compte tenu des prix pratiqués par l'artiste, est tout à fait réalisable : ses toiles sont vendues à partir de 1000 francs.

Une excellente initiative de la Caisse de Crédit Mutuel Schiltigheim qui prouve que la culture de l'art peut faire bon ménage avec celle de l'argent.

L'année 2000 :
saut de l'ange et paris sur l'avenir.

Après le centenaire, l'avenir continue : l'année 2000 aura été pour la Caisse de Crédit Mutuel une année de célébrations tous azimuts, en fidélité avec ses origines, et en même temps de décisions qui orientent l'avenir de la Caisse, pour lui donner un nouvel envol. Des racines et des ailes.

Des racines


La Caisse a fait le choix de célébrer le centenaire à travers des manifestations multiples, démontrant sa présence et son implication dans la vie de la commune. La devise des fondateurs, "Aider et Servir", s'est illustrée ainsi tout au long de l'année. On soulignera qu'il ne s'agissait pas de marquer un centenaire nombriliste, mais de mettre en avant des hommes, des femmes, des associations dont l'action est soutenue par le Crédit Mutuel.

Ce n'est pas un hasard par exemple, si l'exposition organisée dans les nouveaux locaux a présenté les œuvres d'une jeune artiste de 15 ans, Flore Sigrist. Ou si la marche populaire a permis à l'association des Amis des Enfants du Monde de récolter des fonds pour son activité. En célébrant son siècle passé, le Crédit Mutuel soutient en même temps ceux qui parient sur l'avenir.

En étalant sur toute l'année la célébration de son centenaire, la Caisse a souligné sa volonté de s'inscrire dans la durée. Ce qui ne l'a pas empêchée, le 5 août jour anniversaire des 100 ans, d'offrir en toute simplicité une coupe de Champagne à tous les clients. Sans tapage mais convivial, voilà ce que sait être aujourd'hui encore le Crédit Mutuel.

Des ailes

L'historien qui écrira le bicentenaire de la Caisse sera dans doute frappé par la conjonction des événements marquant le centenaire et des décisions qui, la même année, auront engagé la Caisse dans une nouvelle ère.

En emménageant dans les locaux de l'ancien restaurant "A l'Ange", la Caisse a non seulement fait un saut dans l'avenir, mais symboliquement en s'installant au carrefour des Quatre-Vents elle montre qu'elle ne craint pas d'affronter les vents de la concurrence, des nouvelles technologies, des exigences nouvelles de ses clients.

L'an 2000 marque une étape importante dans les moyens de paiement, avec l'apparition du porte-monnaie électronique qui fait ses premiers pas dans l'agglomération strasbourgeoise. Et dans la tarification des services : on parlait jusqu'à présent de services "gratuits". Mais la soi-disant gratuité n'est rien d'autre qu'une façon de faire payer autrement un service rendu. Avec le lancement d'Eurocompte, le Crédit Mutuel propose un contrat clair avec ses clients.

L'organisation doit aussi s'adapter. Exemple parmi d'autres, les chèques et les cartes bancaires qui étaient jusqu'à présent distribués au guichet seront envoyés à domicile. La personne qui assurait cette fonction fait désormais des démonstrations aux clients des nouvelles technologies.

Car sans que l'on sache avec certitude en cette année 2000 avec quels outils la banque servira demain ses clients, le Crédit Mutuel propose d'ores et déjà ses services à travers tous les canaux disponibles : le guichet automatique, le téléphone ou le minitel, mais aussi l'Internet à travers l'ordinateur ou le téléphone WAP, ou encore le téléviseur à travers CanalSat numérique et TV Bancassurance. Autant d'outils qui permettent d'avoir sa banque à domicile, et en permanence.

Dans le même esprit, le mois de décembre aura vu les appels téléphoniques arrivant à la Caisse confiés à Crédit Mutuel Accueil : une plate-forme téléphonique installée dans les anciens locaux du 39, route de Bischwiller, qui traite les appels sur une large amplitude horaire. Une organisation rendue possible par la mise en commun des moyens des Caisses du secteur de Strasbourg Nord. Le sociétaire a ainsi une réponse rapide au téléphone, et le chargé de clientèle peut mieux gérer son temps, consacré pleinement aux entretiens conseils.

Car si le XXe siècle finissant est marqué par une explosion de la communication, le nouveau siècle devra apprendre à gérer tous ces canaux d'information. Communiquer n'est rien si l'on n'a pas en face de soi quelqu'un pour vous écouter… et vous répondre. Le pari de la technologie est aussi celui de la disponibilité envers ses clients et ne dispense pas de la compétence.

Reste le dernier pari engagé par les conseils d'administration et de surveillance de la Caisse en cette année 2000 : la décision de transférer le siège administratif, les conseillers des professionnels et en gestion de patrimoine, ainsi qu'une activité bancassurance traditionnelle, à l'Espace européen de l'entreprise, une zone de Schiltigheim en cours d'aménagement où l'on prévoit 5 à 6000 emplois à l'horizon 2010.

En décidant de s'y installer tout en maintenant l'agence de centre ville aux Quatre-Vents et celle du Marais, le Crédit Mutuel continue le pari de ses fondateurs : aider et servir le développement économique local, à travers toutes ses composantes. Le fleuve est fidèle à sa source quand il va vers la mer, le Crédit Mutuel fait passer à l'idéal mutualiste le cap du siècle.

Epilogue


Vous l'avez lu. Vous l'avez constaté. L'histoire d'une institution comme le Crédit Mutuel de Schiltigheim est passionnante. La démarche des collaborateurs de cette monographie n'a été dictée que par le désir d'une meilleure connaissance des réalités du passé. Grâce à la parution de ce livre, le 73e de la collection des livres des Caisses centenaires du Crédit Mutuel, un patrimoine historique, économique et culturel souvent méconnu, sera ainsi sauvegardé.

Depuis 1900, année de la création de la Caisse, le rôle de l'argent a évolué. A l'époque, les habitants de Schiltigheim connaissaient le bimétallisme fondé sur l'or et l'argent, ainsi que la monnaie fiduciaire constituée par des billets et des pièces. Depuis, la monnaie scripturale - chèques, virements, billets à ordre - a conquis chaque famille. La carte bancaire est entrée dans les mœurs. La monnaie est matérialisée par une impulsion électromagnétique. La monétique se développe avec le porte-monnaie à puce, le porte-monnaie électronique. Les espèces disparaîtront. La technologie informatique et les techniques financières rendent donc la monnaie très fluide, manipulable et maniable.

Les techniques de gestion sont de plus en plus sophistiquées. Autrefois, la mission pédagogique des dirigeants de nos Caisses consistait à développer la vertu de l'épargne, à forger une attitude morale. Aujourd'hui, l'épargne n'est plus perçue comme une attitude morale, mais comme une mesure de précaution et de prévoyance (sécurité, satisfaction immédiate ou future des besoins…).

Au 1er janvier 1999, la monnaie européenne, l'euro, est devenue réalité. Elle remplacera le franc et donnera à l'Europe une nouvelle dimension.

Depuis 1900, la ville de Schiltigheim est devenue un pôle d'attraction grâce aux emplois, au développement de l'habitat, aux nombreux équipements collectifs, à l'enseignement, aux loisirs. La Caisse de Crédit Mutuel a toujours accompagné efficacement Schiltigheim dans sa mutation.

Au cours de ces cent ans, la civilisation a changé. Influencée notoirement par le progrès technique, la civilisation contemporaine et moderne est à la fois "mécaniste" et "abstraite". Un nouveau type de relations s'est créé entre l'homme et le monde, fondé sur l'intérêt pratique et sur la quantité, au détriment de la qualité. Le progrès technique a séparé l'homme de la nature en transformant le cadre traditionnel de vie. En résumé, le monde est en mouvement. Faut-il arrêter ce mouvement, bloquer sa croissance encore tellement nécessaire ? Non, il faut donner à ce mouvement tout son sens. A nous d'œuvrer pour le mettre au service des hommes et faire en sorte qu'il se développe dans des conditions socialement acceptables. Il faut savoir qu'une croissance sans conscience n'est que la ruine de la société.

Au milieu des changements politiques, économiques, sociaux, matériels, techniques, culturels dans lesquels des perspectives nouvelles se dessinent, nos sociétaires et clients peuvent se demander quel est le chemin à suivre. Il faut maintenir le patrimoine créé par nos pères, sauvegarder l'âme de notre proche région et transmettre le tout plus beau et plus riche aux générations à venir. Dans le futur il faudra développer une capacité de communication, de dialogue et acquérir de nouvelles connaissances. Il nous appartiendra de veiller au fait que l'esprit et l'intelligence ne deviennent pas technocratiques, c'est-à-dire dominateurs. Dans notre civilisation informatisée et automatisée, favorisons le dialogue avec nos sociétaires et clients, associons-les à la gestion, maintenons la civilisation du cœur.

Ensemble et unis, allons de l'avant. Unissons nos savoir-faire. Ne nous décourageons pas devant les difficultés. Restons fidèles à notre tradition, à notre philosophie et cherchons à être un modèle d'organisation sociale et juste, même en cette période de changements profonds et de graves défis. A l'aube du troisième millénaire, notre espoir est grand.

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